Je pense souvent en plusieurs langues. Le français donne le terrain. L’anglais donne beaucoup de documentation technique. Le tamazight garde une mémoire plus profonde, moins visible, mais présente dans le rapport à l’identité, à la famille, au déplacement.

Dans un produit, le bilinguisme devient une force étrange. Il oblige à clarifier. Si une idée ne survit pas au passage du français à l’anglais, elle était peut-être trop floue. Si un pitch ne peut pas être expliqué à un propriétaire de PME en français simple, il n’est pas prêt.

Le Québec force cette discipline. On ne peut pas se cacher derrière le jargon de la Silicon Valley. Il faut parler à des gens qui ont des commerces, des équipes, des contraintes, des clients. Il faut que la phrase touche la réalité.

Traduire, ce n’est pas faire joli. C’est transporter l’intention.

C’est aussi pour ça que meziani.org doit partir en français. L’anglais viendra ensuite. Mais la source doit garder son accent, sa température, sa friction locale.

Une marque qui traduit trop vite peut perdre son sol.

Le prochain texte entre dans le produit le plus développeur du lot: PRinsight et le chantier infini.